vendredi 7 mars 2014

Combien elle avait envie de partir vers les fleurs !



   Elle ne voulait pas dire combien elle avait envie de partir vers les fleurs. Une envie qui cognait dans sa poitrine à lui couper parfois le souffle. Elle avait tant entendu les cueilleurs raconter les roses et les jasmins sortant de terre là-bas, sur des étendues grandes comme la mer. Et c'était là-bas aussi que se faisaient les parfums vendus si cher, par les colporteurs dans de jolies bouteilles.
 
                    Janine Montupet, Dans un grand vent de fleurs.




lundi 3 mars 2014

Le monde de L'Espoir




   Mes remerciements à EDITION LANGLOIS CECILE, pour la publication du recueil collectif des différents poèmes sur le thème de l’espoir : Le monde de l’espoir.






   Mes remerciements également à Monsieur Alain Bonati pour l’organisation du concours «  Poésie sur le thème de L’ESPOIR , dans son site «  Plumes de poètes ».




   Mes remerciements aussi aux membres du jury qui ont fourni des efforts louables pour évaluer les poèmes de tous les participants au concours.


   Mille mercis  à EDITION LANGLOIS CECILE de m’avoir offert le recueil. Vraiment c’est un très beau cadeau !








   En effet l’espoir est un monde généreux, créatif, aimable et optimiste !

dimanche 2 mars 2014

Ecoute ... Ecoute ...



Un chant mélodieux se lève
Harmonieux, timide et fol
Soupirs d’amour et pause brève
Ecoute ! Ecoute ! ... Un rossignol.

Un long soupir traverse l’air
Tel un accord vaste, émouvant.
Un  long soupir traverse l’air 
Ecoute ! Ecoute ! … C’est le vent

Mais voilà que, pris de vertige,
Tout redevient silencieux ;
L’oiseau se tait ; le vent se fige ;
Ecoute ! Ecoute ! … Ecoute Dieu


         Mohamed Jammoussi, Le jour et la nuit

Le rescapé



Comment ai-je vu le temps fuir le long de sa rive,
Ecumer les écueils à l’agression des flots,
Et de vagues débris courir à la dérive
Au milieu de typhons aux sinistres sanglots ?

Comment ai-je entendu d’une oreille certaine
Pleurnicher les espoirs, haleter les désirs,
Pétiller  les orgueils, se distiller la haine
Et fondre les regrets à longueur de soupirs ?

Rêver devant ce tout qui sombre et qui émerge,
Devant ce tout mouvant, paisible observateur
Je n’ai jamais songé descendre de ma berge
Et quitter de mon ciel la divine splendeur.

                  Mohamed Jammoussi :  Le jour et la nuit

          (Mohamed Jammoussi est un Chanteur, Compositeur, Acteur et Poète Tunisien )




lundi 24 février 2014

N'importe où hors du monde ...



   Si Baudelaire avait pu savoir que «n'importe où hors du monde» trouverait une illustration en cette accumulation chinoise de vrai, de faux et de ni vrai ni faux, il ne l'eût pas désiré avec tant d'ardeur.
          
                                     Amélie Nothomb : Le sabotage amoureux

Le thé me soûle le cerveau en quelques secondes





   J'ai soif. Mon père me donne un billet pour acheter à boire.

 Je me promène. Pas moyen d'acheter des boissons colorées et gazeuses comme au Japon. On ne vend que du thé. «La Chine est un pays où on boit du thé», me dis-je. Bien. Je m'approche du petit vieux qui sert ce breuvage. Il me tend un bol de thé brû­lant.

 Je m'assieds par terre avec ce bol énorme. Le thé est fort et fabuleux. Je n'en ai jamais bu de pareil. Il me soûle le cerveau en quelques secondes. Je connais le premier délire de ma vie. Ça me plaît beaucoup. Je vais faire de grandes choses dans ce pays. Je gambade à travers l'aéroport en tournant comme une toupie.[…]

 La théine est en train de provoquer des feux d'arti­fice dans mon crâne. Sans en rien laisser paraître, je suis folle d'excitation. Tout me semble grandiose, à commencer par moi. Les idées jouent à la marelle à l'intérieur de ma tête.
           
             Amélie Nothomb : Le sabotage amoureux





samedi 22 février 2014

Les mots que je n’ai pu dire



   Les mots que je n’ai pu dire me connaissent mais ne sont pas à moi… Ils veulent exprimer ce que je sens… Ils tissent les vers d’un poème une fois prononcés. Ils se lisent sur mon visage, m’épuisent et m’exténuent…

  Les mots que je n’ai pu dire sont comme les cendres du feu qui jamais ne sont vraiment éteintes ou refroidies.

                    Majdouline