vendredi 25 septembre 2015

Lire c'est posséder une chose que personne ne pourra jamais nous enlever



« La lecture élargit l'horizon de la vie, la vie devient plus grande, elle devient autre chose c'est comme si on possédait une chose que personne ne pourra jamais nous enlever, jamais et ça vous rend plus heureux. »   

                         Jon Kalman Stefansson

jeudi 17 septembre 2015

Ils ont quitté leur pays...




Où vont-ils ces enfants ?
Vers un avenir sombre ou vers l’obscurité d’une chimère ?
Que quittent- ils ces innocents ?
La terre mère ou la mère enterrée au fond de l’océan ?
Maintenant ils sont arrivés à bord, sains et saufs …
La joie les illumine mais la terre natale les pleure ...

              Majdouline

mardi 15 septembre 2015

Chacune, à sa manière, était une véritable beauté


-             Te voilà, dit-il à Farah. Je te présente Morgan, une vieille amie.
   Elle tendit le verre à Morgan avec un gentil sourire.
-        Salut, je suis Farah.
   Morgan ne put s’empêcher de la comparer à Claire, gracieuse et élégante avec ses cheveux courts à la coupe parfaite, son corps souple de mannequin. Farah, elle, avait l’allure playmate. Claire était plutôt froide, Farah Volcanique. Dans les yeux de Claire pétillait l’humour et l’intelligence, ceux de Farah reflétaient la douceur et la tolérance. Chacune, à sa manière, était une véritable beauté, mais elles étaient radicalement différentes.

                          Patricia Macdonald, Une mère sous influence p 80 

samedi 5 septembre 2015

La solitude dans le désert



Chacun de nous a son désert à traverser...
Et son silence qu'il faut savoir écouter !
Chacun de nous a son soleil qui l'éclairera !
   ...
La solitude dans le désert est une contemplation de soi !

                            Majdouline

mardi 1 septembre 2015

Petit bouquet de jasmin



Je t’ai offert un jasmin
Pour qu’il parfume ton jardin !

Pétales blancs étoilés
Par l' odeur toute âme se sent absorbée !

Petits bouquets garnissant l’arbuste
Votre grâce est ce qu’il y a de plus juste !

M’entendez-vous ? Oh ! Fleurs enivrantes !
Parlez-moi de vous ! Ne restez pas indifférentes !  

Belle fleur de jasmin,  te souvient-il ?…
Tes feuilles émeraude, je les ai gâtées avec soin
Et dans un joli pot, je t’ai garnie de mes propres mains !

             Majdouline


dimanche 30 août 2015

Un temps de narcisse



   « Le lendemain matin il fait « un temps de narcisse » - c’est ainsi qu’on désigne cette teinte légèrement parme que le ciel laisse filtrer sur le paysage, après la pluie. » 

                                            Kenizé Mourad

lundi 24 août 2015

Elle acquis l’une des premières places dans l’orchestre du haremlik, car elle jouait fort bien de la harpe



   De toutes les esclaves qui ornent le palais de Hatidjé sultane, la plus ravissante est sans nul doute Gulfilis, fine et élancée, la poitrine haute, elle est avec ses cheveux couleur de blé mûr et ses grands yeux pervenche, le type même de la beauté circassienne.
   Orpheline à l’âge de huit ans, elle avait été achetée par un marchand qui comptait la revanche très cher à la cour : en quelques années, estimait-il, elle deviendrait l’un des joyaux du harem. […]
Elle était trop jolie pour que l’on songe à lui apprendre le ménage ou à gâter ses yeux en lui faisant étudier le calcul. La grande maîtresse des kalfas décida qu’on lui enseignerait la musique et le chant, ainsi que l’art des fleurs. Peu à peu, elle devint experte à composer des bouquets qui égayaient tous le palais, et elle acquis l’une des premières places dans l’orchestre du haremlik, car elle jouait fort bien de la harpe. A dix sept ans elle était encore plus belle que ne l’avait prévu le vieux marchand.
   La sultane, dont elle était la préférée, la regardait souvent, songeuse : si elle entrait au service de sa Majesté elle pourrait certes devenir  l’une de ses favorites, et qui sait, un jour une épouse ? Mais elle pourrait aussi y consumer sa jeunesse sans jamais être élue… Car le sultan était déjà âgé et, en ces temps difficiles, plus préoccupé de politique que de femmes. Mais rester ici, dans cet univers exclusivement féminin, était une insulte à la nature. Une créature aussi superbe, aussi évidemment faite pour l’amour, se devait de porter des fruits. Il fallait lui trouver un mari.


            Kenizé Mourad, De la part de la princesse morte ( p 76,77)