vendredi 25 septembre 2015
jeudi 17 septembre 2015
mardi 15 septembre 2015
Chacune, à sa manière, était une véritable beauté
- Te voilà, dit-il à Farah.
Je te présente Morgan, une vieille amie.
Elle tendit le verre à Morgan avec un gentil sourire.
- Salut, je suis Farah.
Morgan ne put s’empêcher de la comparer à Claire, gracieuse et élégante
avec ses cheveux courts à la coupe parfaite, son corps souple de mannequin.
Farah, elle, avait l’allure playmate. Claire était plutôt froide, Farah
Volcanique. Dans les yeux de Claire pétillait l’humour et l’intelligence, ceux
de Farah reflétaient la douceur et la tolérance. Chacune, à sa manière, était
une véritable beauté, mais elles étaient radicalement différentes.
Patricia Macdonald, Une mère sous influence p 80
samedi 5 septembre 2015
mardi 1 septembre 2015
Petit bouquet de jasmin
Je t’ai offert un jasmin
Pour qu’il parfume ton jardin !
Pétales blancs étoilés
Par l' odeur toute âme se sent absorbée !
Petits bouquets garnissant l’arbuste
Votre grâce est ce qu’il y a de plus juste !
M’entendez-vous ? Oh ! Fleurs enivrantes !
Parlez-moi de vous ! Ne restez pas indifférentes !
Belle fleur de
jasmin, te souvient-il ?…
Tes feuilles émeraude, je les ai gâtées avec soin
Et dans un joli pot, je t’ai garnie de mes propres mains !
Majdouline
dimanche 30 août 2015
lundi 24 août 2015
Elle acquis l’une des premières places dans l’orchestre du haremlik, car elle jouait fort bien de la harpe
De toutes les esclaves qui ornent le palais de Hatidjé
sultane, la plus ravissante est sans nul doute Gulfilis, fine et élancée, la
poitrine haute, elle est avec ses cheveux couleur de blé mûr et ses grands yeux
pervenche, le type même de la beauté circassienne.
Orpheline à l’âge
de huit ans, elle avait été achetée par un marchand qui comptait la revanche
très cher à la cour : en quelques années, estimait-il, elle deviendrait l’un
des joyaux du harem. […]
Elle était trop jolie pour que l’on songe à lui apprendre le
ménage ou à gâter ses yeux en lui faisant étudier le calcul. La grande
maîtresse des kalfas décida qu’on lui enseignerait la musique et le chant,
ainsi que l’art des fleurs. Peu à peu, elle devint experte à composer des
bouquets qui égayaient tous le palais, et elle acquis l’une des premières
places dans l’orchestre du haremlik, car elle jouait fort bien de la harpe. A
dix sept ans elle était encore plus belle que ne l’avait prévu le vieux
marchand.
La sultane, dont
elle était la préférée, la regardait souvent, songeuse : si elle entrait
au service de sa Majesté elle pourrait certes devenir l’une de ses favorites, et qui sait, un jour
une épouse ? Mais elle pourrait aussi y consumer sa jeunesse sans jamais
être élue… Car le sultan était déjà âgé et, en ces temps difficiles, plus
préoccupé de politique que de femmes. Mais rester ici, dans cet univers
exclusivement féminin, était une insulte à la nature. Une créature aussi
superbe, aussi évidemment faite pour l’amour, se devait de porter des fruits.
Il fallait lui trouver un mari.
Kenizé Mourad, De la part de la princesse morte ( p 76,77)
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