vendredi 9 mai 2014

Reine des fleurs



Epanouie, la rose se vante d’être belle
Et  du mouvement de  ses pétales, elle forme une aile !
Tandis qu’elle commence à fleurir
La main ne peut s’empêcher de la cueillir !
Reine des fleurs, son silence est d’or
Et dans le jardin sa couleur est l’unique décor !
Les poètes l’ont chantée telle une merveille
Et Ronsard la célébrait  dans sa robe au soleil !

                   Majdouline Borchani


mercredi 7 mai 2014

Le coquelicot et le vent




  - « Fleur fragile, dit le vent, tu ne peux résister à ma brise ! »

  - « Je suis une fine fleur gracieuse  et sur  le rythme de ta brise je suis une souple valseuse, répond le coquelicot. J’embellis  les champs tel un joli tapis et ma couleur rouge sang te séduit tant que je danse sur ma  tige velue ».

  - « Belle danseuse, ajoute le vent, les poètes ne t’auraient jamais admirée si je ne t’avais sifflé mon air doux ! »

  - « Doux vent, dit le coquelicot, mon parfum enivre les abeilles chaque matin et mon grain de beauté sur mes fines pétales attire peintres, poètes et écrivains !

                     Majdouline Borchani





samedi 3 mai 2014

La retrouvaille du temps perdu



« La vie accorde à chacun de nous quelques rares moments de bonheur total. Ce sont parfois des jours, parfois des semaines. Parfois même des années. Tout dépend de la chance. Leur souvenir nous accompagne à jamais et se transforme en une contrée de la mémoire où nous tentons de retourner le reste de notre existence. »            Carlos Ruiz Zafón, Marina


    
    Le 26 avril 2014, balade dans les Borjs mais aussi balade dans l’enfance. Je revoyais la maison de mes grands-parents à travers les patios, les portes, les fenêtres, les escaliers, le toit, les étagères, les horloges, les meubles… Il ne reste que de vagues  souvenirs… Les héritiers l’ont vendue…
   Je voyais et j’admirais cette vaste demeure imposante de ses murailles ! Ce Borj, ce nom arabo-sfaxien  emprunté à la forteresse !
   Tout a commencé par le mot «  El Borj » et me voilà conduite vers le circuit culturel « SOS Borj en péril ».
   Dès que j’ai franchi le seuil de la porte, je me suis vue dans ma mémoire… Mes larmes ont coulé… J’ai vu mon passé revenir avec regret… Je me suis attardée devant la fenêtre en fer forgé… Je l’ai admirée puis je l’ai éternisée par mon appareil ! Non !!! Elle est déjà gravée dans l’appareil photo de ma mémoire mais elle jaillit de nouveau comme si elle cherchait l’indice qui la transportait  ailleurs…

   


                                                Le fer forgé et la vitre : Histoire d'une vie

   J'étais fascinée par les différents arcs de ce métal... Je voyais une énigme derrière chaque motif... Chaque vitre raconte une vie... Chaque reflet est un voyage dans la mémoire...





   En entrant dans le patio, l’étagère fixée au mur me rappelait celle de mes grands-parents… une œuvre d’art que ma mère avait héritée de ses parents, une pièce artistique que j’ai restaurée de mes propres mains afin de faire renaître les motifs usés par le temps…

                              

                                      Etagère chez Borj Echaffai


   Le tamis ! 


                                     Décor au tamis chez Borj Rekik
   
   Qui d’entre nous, ayant vécu au Borj, n’a pas de souvenirs avec les tamis ?
   C’était le jour de «  Fetlèn el aoula » ; toutes les femmes se réunissaient, de bon matin, chacune avec son tamis, pour aider la maîtresse de la maison à faire glisser tendrement les grains de semoule, mélangés à l’eau salée, pour les transformer en couscous ou m’hamass. Durant leur œuvre, les femmes s’échangeaient  les histoires et se partageaient les expériences…


   Mes cousines et moi nous nous réjouissions quand on nous donnait un tamis de couscous pour le verser sur le drap étalé sur la terrasse…  C’était pour moi, un pur moment de bonheur quand je caressais les petites boules en train de sécher sous le soleil…



   Pendant mon parcours des Borjs, je n’ai pas raté de monter les escaliers,  Je marchais sur le toit et  m’évadais dans le temps et dans l’espace… Je me réjouissais d’être seule et  libre… comme je le faisais quand j’étais enfant…





   Porte fermée... 
    




  Lumière éteinte... 




  Parcours nostalgique...
      Voyage dans la mémoire...
          Vie dans le passé...
              Larmes au présent...
                  Retrouvaille du temps perdu !

                                         Majdouline Borchani





                

jeudi 1 mai 2014

L'abricot



Dans son  abricotier, je le caresse, ce fruit soyeux !
Et entre les doigts, je le divise en deux…
Chaque coquille est un soleil qui brille !
Et sous mon regard, elle se pique un fard !
Je ne peux m’empêcher de le goûter
Pour  savourer ses fibres au suc  mielleux ! 
               
                                 Majdouline Borchani


lundi 7 avril 2014

L'ami artiste



"L'ami doit être passé maître dans l'art de deviner et dans l'art de se taire."

              Friedrich Nietzsche

vendredi 4 avril 2014

La lecture solitaire

                                                       Tableau de richard s. Johnson


La lecture solitaire est la rencontre de soi ! 
C'est la découverte de son être et la méditation sur son existence !  

dimanche 16 mars 2014

Tu apprendras la vie…


Après quelque temps,

Tu apprendras la différence entre tendre la main et secourir une âme. Et tu apprendras que aimer ne signifie pas s’appuyer, et que compagnie ne signifie pas toujours sécurité.
Tu commenceras à apprendre que les baisers ne sont pas des contrats, ni des cadeaux, ni des promesses…
Tu commenceras à accepter tes échecs la tête haute, comme un adulte, et non avec la tristesse d’un enfant. Et tu apprendras à construire aujourd’hui tes chemins, parce que le terrain de demain est incertain, et ne garantit pas la réalisation des projets, et que le futur a l’habitude de ne pas tenir ses promesses.

Après un certain temps,
Tu apprendras que le soleil brûle si tu t’y  exposes trop.
Tu accepteras le fait que même les meilleurs peuvent te blesser parfois, et que tu auras à leur pardonner.
Tu apprendras que parler peut alléger les douleurs de l’âme.
Tu apprendras qu’il faut beaucoup d’années pour bâtir la confiance, et à peine quelques secondes pour la détruire, et que, toi aussi, tu pourrais faire des choses dont tu te repentiras le reste de ta vie.
Tu apprendras que les vraies amitiés continuent à grandir malgré la séparation. Et que ce qui compte, ce n’est pas ce que tu possèdes, mais qui compte dans ta vie.
Et que les bons amis sont la famille qu’il nous est permis de choisir.
Tu apprendras que nous n’avons pas à changer d’amis, si nous acceptons que nos amis changent et évoluent.
Tu expérimenteras que tu peux passer de bons moments avec ton meilleur ami en faisant n’importe quoi, ou en ne rien faisant, seulement pour le plaisir de jouir de sa compagnie.
Tu découvriras que souvent nous prenons à la légère les personnes qui nous importent le plus ; et pour cela nous devons toujours dire à ces personnes que nous les aimons, car nous ne savons jamais si c’est la dernière fois que nous les voyons…
Tu apprendras que les circonstances, et l’ambiance qui nous entoure, ont une influence sur nous, mais que nous sommes les uniques responsables de ce que nous faisons.
Tu commenceras à comprendre que nous ne devons pas nous comparer aux autres, sauf si nous désirons les imiter pour nous améliorer.
Tu découvriras qu’il te faut beaucoup de temps pour être enfin la personne que tu désires être, et que le temps est court…
Tu apprendras que si tu ne contrôles pas tes actes, eux te contrôleront.
Et qu’être souple ne signifie pas être mou ou ne pas avoir de personnalité : car peu importe à quel point une situation est délicate ou complexe, il y a toujours deux manières de l’aborder.
Tu apprendras que les héros sont des personnes qui ont fait ce qu’il était nécessaire de faire, en assumant les conséquences.
Tu apprendras que la patience requiert une longue pratique.
Tu découvriras que parfois, la personne dont tu crois qu’elle te piétinera si tu tombes, est l’une des rares qui t’aidera à te relever.
Mûrir dépend davantage de ce que t’apprennent tes expériences que des années que tu as vécues.
Tu apprendras que tu tiens beaucoup plus de tes parents que tu veux bien le croire.
Tu apprendras qu’il ne faut jamais dire à un enfant que ses rêves sont des bêtises, car peu de choses sont aussi humiliantes ; et ce serait une tragédie s’il te croyait, car cela lui enlèverait l’espérance!
Tu apprendras que, lorsque tu sens de la colère et de la rage en toi, tu en as le droit, mais cela ne te donne pas le droit d’être cruel.
Tu découvriras que, simplement parce que telle personne ne t’aime pas comme tu le désires, cela ne signifie pas qu’elle ne t’aime pas autant qu’elle en est capable : car il y a des personnes qui nous aiment, mais qui ne savent pas comment nous le prouver…
Il ne suffit pas toujours d’être pardonné par les autres, parfois tu auras à apprendre à te pardonner à toi-même…
Tu apprendras que, avec la même sévérité que tu juges les autres, toi aussi tu seras jugé et parfois condamné…
Tu apprendras que, peu importe que tu aies le cœur brisé, le monde ne s’arrête pas de tourner. 
Tu apprendras que le temps ne peut revenir en arrière. Tu dois cultiver ton propre jardin et décorer ton âme, au lieu d’attendre que les autres te portent des fleurs… 

Alors, et alors seulement, tu sauras ce que tu peux réellement endurer ; que tu es fort, et que tu pourrais aller bien plus loin que tu le pensais quand tu t’imaginais ne plus pouvoir avancer !
C’est que réellement, la vie n’a de valeur que si tu as la valeur de l’affronter !


                                                                       William Shakespeare