vendredi 30 juin 2017

La pensée positive est facteur d’ouverture mentale


La pensée positive est facteur d’ouverture mentale.

Exercice 1

   Vous avez besoin d’une feuille de papier et de quoi écrire. Mettez-les de côté pour le moment mais gardez-les sous la main.
   Lorsque vous êtes prêts, je vous invite à étudier le dos de votre main. A quel point, précisément, connaissons-nous notre main ? Jetez à présent un coup d’œil sur la vôtre. Faite l’inventaire de ce que vous apercevez : la texture et la couleur de votre peau, la topographie de vos os et de vos veines, la forme de chacune de vos phalanges. Prenez une minute ou deux pour simplement étudier cette partie de vous-même. Faites en sorte de la connaitre comma jamais auparavant.
   A présent, prenez votre stylo et votre papier, et faites la liste de ce que vous voulez faire à cet instant. Supposez que vous avez une demi-heure devant vous, libre de toute contrainte ou urgence.       Revenez sur le sentiment que vous éprouvez en observant le dos de votre main, puis écrivez ce que ce sentiment vous donne envie de faire.
Vous avez votre liste ? Bien. Pour le moment, mettez-la de côté.
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Passons maintenant à quelque chose de différent.

Exercice 2

   Lorsque vous êtes prêts, je vous invite à revivre un moment joyeux de votre vie, un moment où tout se passait bien et il vous était quasi impossible de retenir un sourire.
 Vous rayonnez, tout simplement. Installez-vous dans cette émotion pour quelques instants, en imaginant tous les aspects de votre environnement et de vos sensations. Laissez ce sentiment positif prendre de l’ampleur. Appréciez-le comme vous ne l’avez jamais fait. Puis reprenez papier et stylo. Faites une nouvelle liste. Que vous donne envie de faire ce sentiment de joie et de bien être ? De nouveau supposez que vous avez une demi-heure devant vous à l’abri de toute exigence. Prêtez attention au sentiment que vous éprouvez en revivant cette joie et notez tout ce qu’il vous donne envie de faire.
  Vôtre deuxième liste est prête ? Bon. Maintenant, comparez. Dénombrez les idées qui vous sont venues après avoir étudié le dos de votre main. Comparez-les avec celles qui vous sont venues après avoir évoqué un souvenir heureux. Quelles est la différence ?
Si vous ressemblez à la plupart des gens, la liste « positive » est sûrement plus longue. C’est ainsi notamment que la psychologie positive influence notre ouverture d’esprit. Elle fait appel en nous à un champ élargi de possibilités et nous fait voir ce que nous ne percevons pas d’ordinaire – et certainement pas sous influence négative.


                            Barbara Fredrickson, Mieux vivre grâce à la pensée positive

jeudi 1 juin 2017

Les dix émotions de la pensée positive



La joie, la gratitude, la sérénité, l’intérêt, l’espoir, la fierté, l’amusement, l’inspiration, l’admiration et l’amour.
Expérience
Tandis que vous découvrez ces dix émotions positives, demandez-vous simplement :
·         Quand ai-je éprouvé ceci pour la dernière fois ?
·         Où étais-je ?
·         Qu’étais-je en train de faire ?
·         Existe-t-il pour moi d’autres déclencheurs ?
·         Que puis-je faire à présent pour cultiver ce sentiment ?
  Vous mettre en phase avec un état d’esprit positif vous demande d’aller au-delà de termes trop généraux comme «  heureux » et «  bien », en faveur d’états émotionnels précisément désignés.
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1/ La joie
Visualisez ceci : votre environnement est sans danger et familier. Les choses se passent bien- et même mieux que vous ne l’attendiez. La situation n’exige actuellement de vous que peu d’efforts Telles sont les circonstances qui suscitent la joie.

*** La joie, c’est brillant et léger. Les couleurs paraissent plus vibrantes. Votre pas est alerte.

2/ La gratitude
Imaginez : vous venez de réaliser que quelqu’un a pris de son temps ou de son énergie, juste pour vous aider. La gratitude ouvre votre cœur et comporte l’urgence de s’acquitter d’un don, soit pour celui ou celle qui vous a aidé, soit pour quelqu’un d’autre.
Dans tous les cas, la gratitude surgit lorsque nous apprécions ce qui nous est offert comme un cadeau précieux.
Un tel ressenti peut cependant s’effacer devant son jumeau diabolique : le sentiment d’obligation. Si vous ressentez que vous êtes en dette vis-à vis de l’autre, vous ne sentez plus reconnaissant mais redevable. Par contraste la gratitude s’exerce librement et de façon créative. C’est un sentiment réellement plaisant, mêlé de joie et d’appréciation sincère.

*** La véritable gratitude est sincère et spontanée.

3/ La sérénité
Tout comme la joie, la sérénité apparaît lorsque votre environnement est sûr et familier, et ne requiert que peu d’efforts de votre part.
Mais à la différence de la joie, la sérénité est bien plus discrète. Elle est ce long et voluptueux soupir de soulagement que vous laissez exhaler, parce que les circonstances sont agréables et quasi parfaites.

*** Lorsque vous dites : « J’ai besoin de faire cela plus souvent ! » vous êtes dans la sérénité.

4/ La curiosité
Bien que vous vous sentiez parfaitement en sécurité, quelque chose de nouveau ou de différent attire votre attention, vous ouvrant d’autres perspectives ou vous attirant par son mystère. A la différence de la joie et de la sérénité, cette situation vous invite à l’effort et suscite toute votre attention.

*** Vous êtes complètement fasciné. Vous êtes poussé à explorer, à vous immerger dans ce que vous êtes en train de découvrir.

5/ L’espoir
L’ADN profond de l’espoir est la croyance que les choses peuvent changer. Peu importe qu’elles soient terribles ou incertaines à cet instant, les choses peuvent s’améliorer.
L’espoir vous soutient, il vous empêche de sombrer dans le désarroi le plus profond.

*** L’espoir vous motive à puiser dans vos propres capacités et votre créativité, pour inverser la situation. Il vous pousse à imaginer un avenir meilleur.

6/ La fierté
La fierté s’épanouit dans le sillage des réalisations dont vous pouvez vous attribuer le mérite.
La fierté se teinte du désir de partager ce que vous avez accompli avec les autres, que cela passe par des mots ou des gestes.

*** La fierté est une émotion chargée de la conscience de soi.

7/ L’amusement
Parfois quelque chose d’inattendu se produit qui vous fait tout simplement rire.
·         Premier point : l’amusement est social. Bien qu’il nous arrive de rire de nous-mêmes, ces rires ne sont que qu’une pâle copie de ceux que nous partageons avec d’autres.
·         Deuxième point : les surprises ne sont amusantes que si elles se produisent dans un contexte rassurant, et non lorsqu’elles sont porteuses d’un danger ou d’une menace.

  *** En fait, tout comme le bâillement, le rire est très contagieux.

8/ L’inspiration
De temps en temps, il vous arrive de tomber sur l’excellence humaine authentique. Celle-ci fait transcender l’ordinaire en vous ouvrant de nouvelles perspectives. L’observation de la nature humaine dans ce qu’elle a de meilleur, peut en effet vous inspirer et vous élever.
L’inspiration mobilise votre attention, réchauffe votre cœur et vous emporte.
L’inspiration n’est pas seulement bénéfique, elle vous donne envie d’exprimer le bien, et de faire vous-même ce bien.

*** L’inspiration vous incite à donner le meilleur de vous-même afin d’atteindre un nouveau seuil d’harmonie intérieure.

9/ L’admiration
Très proche de l’inspiration, l’admiration surgit lorsque vous êtes confronté à la bonté dans sa dimension noble ou majestueuse. Vous êtes littéralement submergé par la grandeur. Vous vous sentez petit et humble. L’admiration interrompt le cours de vos occupations. Vous êtes momentanément cloué sur place. Vos limites  habituelles s’effacent et vous avez accès à quelque chose de plus grand que vous-même. Ce qui vous mets met mentalement au défi de vous adapter à ce que vous découvrez.

*** L’admiration, tout comme la reconnaissance et l’inspiration, sont des émotions qui nous dépassent, nous débordent.

10/ L’amour

*** L’amour est un sentiment qui comprend toutes les facettes de la psychologie positive : joie, gratitude, sérénité, fierté, amusement, inspiration et admiration.

L’amour : toute la gamme des émotions positives
Ainsi, dans les premiers temps d’une relation amoureuse, êtes-vous profondément curieux de tout ce que va faire et dire l’élu(e) de votre cœur.
Vous vous amusez et riez en sa compagnie, souvent du simple fait de se retrouver ensemble pour la première fois, et de l’embarras qui en découle.
A mesure que votre relation s’affermit et dépasse même vos espérances, une grande joie apparaît. Vous commencez à partager vos espoirs, et vous rêves d’un avenir commun. Le temps passant, vous vous installez dans la confortable sérénité qu’apporte l’assurance d’un amour mutuel. Vous éprouvez de la gratitude pour les joies que votre aimé(e) crée dans votre vie, et êtes  aussi fier de ses réussites que des vôtres, inspiré par toutes ses qualités, et peut être impressionné par les forces universelles qui vous ont portés l’un vers l’autre.
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Votre pensée positive détermine tout, elle se présente sous des formes différentes. On peut la trouver partout.

* Exercice

Activez votre pensée positive
Prenez un peu de temps pour détailler votre environnement immédiat. Que vous soyez dans votre salon, votre chambre, votre salle de bain ou bien dans le bus, le métro, le train, posez-vous ces questions : «  Qu’y a-t-il d’appréciable dans ma situation présente ? En quoi ai-je la chance d’être ici ? Quel aspect de ma situation actuelle pourrais-je considérer comme un trésor à chérir ? Et que m’apportent mes relations avec les autres ? »
Prendre le temps de réfléchir ainsi peut allumer l’éclat intérieur de la gratitude. Il anime nos yeux et adoucit nos traits d’un sourire, aussi léger soit-il.

         Mieux vivre grâce à la pensée positive, Barbara Fredrickson  


dimanche 28 mai 2017

Le secret est...



La positivité règne partout où de telles émotions : l’amour, la joie, la gratitude, l’intérêt et l’inspiration  touchent et ouvrent votre cœur.
Qu’il s’agisse d’un instant de fascination, d’un transport de rire ou d’amour, nos moments d’optimisme vrai ne durent pas très longtemps. Les sentiments positifs vont et viennent, tout comme le beau temps passe et revient. C’est ainsi que nous avons été conçus. Si tel n’était pas le cas, nous aurions le plus grand mal à réagir au changement. Si l’optimisme était dans un état permanent, vous ne verrez pas la différence entre une bonne nouvelle et une mauvaise nouvelle, entre une invitation et une insulte.
Si vous souhaitez améliorer votre vie pour le meilleur, le secret est de ne pas vous agripper trop fermement à cet état d’esprit positif, en lui déniant sa nature transitoire, mais plutôt de le laisser se diffuser dans votre existence quotidienne, d’augmenter au fil du temps votre réserve de pensées heureuse.

        Barbara Fredrickson, Mieux vivre grâce à la pensée positive P 30


Bonne fête Maman



Sur tes joues je dépose 1000 baisers
Devant  tes yeux, je te tends  mon bouquet
Pour te souhaiter
Bonne fête MAMAN !
Merci pour ta patience et  ta confiance !
Merci pour tout ce que tu m’as appris !
Tu es ma fierté et ma raison d’être !
Tu es l’Amour, la Tendresse, l’Affection…
Adulte et maman
Je suis encore enfant …
Et dans ton école  j’apprends !
Pour toi mon bouquet de beautés
Je t’aime pour l’éternité !


              Ta fille Majdouline

mercredi 17 mai 2017

Partager les responsabilités


   Pour bien communiquer, il faut impérativement que les deux parties collaborent. L’homme doit se rappeler qu’une femme qui se plaint de ses problèmes ne les lui reproche pas forcément, et que parler, l’aide à se soulager de ses frustrations. Quant à la femme, elle doit lui faire savoir que, même si elle se plaint, elle l’apprécie.
   Par exemple, ma femme est entrée pour me demander où j’en étais dans ce chapitre, et je lui ai répondu : « J’ai presque fini. Tu as passé une bonne journée ? » Alors elle a ajouté : « Il y a tant à faire, on ne passe presque plus de temps ensemble. » Si elle m’avait dit cela autrefois, je me serais tout de suite mis sur la défensive et je lui aurais rappelé combien d’heures nous avions passé ensemble au cours de la semaine. Ou je lui aurais dit qu’il était extrêmement important pour moi de finir ce livre à temps. De toute façon, j’aurais contribué à créer une tension entre nous.
   Mais l’homme que je suis devenu, conscient des différences entre les sexes a compris qu’elle cherchait de la compréhension plutôt qu’une justification ou des explications, et qu’elle avait besoin surtout d’être rassurée. Alors je lui ai dit : « Tu as raison, nous travaillons beaucoup en ce moment. Mais viens donc t’asseoir sur mes genoux, que je te prenne dans mes bras. La journée a été difficile. »
   Ce à quoi elle a rétorqué : « Tu as l’air de te sentir vraiment bien. » C’était là exactement la remarque dont j’avais besoin pour pouvoir la satisfaire. Elle commença ensuite à se plaindre un peu de sa journée et à ma rappeler à quel point elle était épuisée. Après quelques minutes, elle s’arrêta. Je lui offris de raccompagner le baby-sitter pour lui permettre de se détendre  et de se reposer un peu avant le dîner. Elle s’exclama : « Tu vas raccompagner la baby-sitter ? C’est merveilleux ! Merci beaucoup ! » Là encore, elle dit ce qu’il fallait pour que je me sente un partenaire parfait, même quand elle était épuisée.
   Les femmes ne pensent pas toujours à exprimer leur reconnaissance parce qu’elles considèrent  que leur mari sait à quel point elles aiment qu’on les écoute. Mais lui ne  le sait pas du tout ! Entendre sa femme lui parler de ses problèmes lui inspire tout le désir de se faire rassurer quant à l’amour qu’elle lui porte.
   Les problèmes dépriment les hommes, sauf quand ils sont appelés à les résoudre. En lui témoignant de la gratitude, une femme permettra à son mari de comprendre que  l’écouter parler revient à lui prodiguer une aide. La femme n’a pas besoin de réprimer ses sentiments, ni même de les modifier, pour soutenir son partenaire. Elle doit cependant apprendre à  les exprimer de manière qu’il ne se sente pas attaqué, accusé ni blâmé. Quelques petits changements peuvent faire une grande différence.


   John Gray, Les hommes viennent de Mars, Les femmes viennent de Vénus, P 107, 108

vendredi 12 mai 2017

Comprendre la caverne de l’homme



   Les femmes ont mille choses à apprendre sur les hommes avant de pouvoir aspirer à des relations de couple pleinement satisfaisantes. Le B.A.-BA de cet enseignement est que lorsqu’un homme est contrarié ou stressé, il s’arrête automatiquement de parler pour se réfugier en esprit dans une caverne imaginaire où il tentera de mettre de l’ordre dans ses idées. Pendant ce temps, personne, pas même son meilleur ami, n’est le bienvenu dans sa caverne. C’est ainsi que les choses se passaient sur Mars.
   Voilà pourquoi un homme peut soudain paraître absent. Sa femme doit cesser de se creuser la cervelle pour comprendre ce qu’elle a fait afin de mériter une telle indifférence et admettre que cela n’a rien à voir avec elle. Elle doit apprendre que lorsqu’un homme peut se rendre sans encombre dans sa caverne dès qu’il en ressent le besoin, il ne tarde pas à en ressortir. Tout rentre alors dans l’ordre.

Pourquoi les hommes se retirent-ils  dans leur caverne ?
   Voici quelques-unes des raisons qui peuvent inciter un homme à se taire et à s’isoler dans sa caverne, c’est-à-dire en lui-même.
1/ Il a besoin de réfléchir et de chercher une solution.
2/ Il ne trouve pas la réponse à une question ou la solution d’un problème. Il pourrait dire : « Bon ! Je n’ai pas de réponse. J’ai besoin d’aller réfléchir dans  ma caverne pour en trouver une. », mais on ne lui a pas appris à le faire. C’est pourquoi seuls les hommes comprennent ce qui se passe quand l’un d’eux devient silencieux et songeur.
3/ Il est contrarié ou stressé. Dans ces moments là, il a besoin d’être seul pour maîtriser son angoisse et retrouver la maîtrise de lui-même. Il ne veut pas dire ou faire quoi que ce soit qu’il pourrait regretter par la suite.
4/ Il a besoin de se retrouver. Cette raison prend beaucoup d’importance quand l’homme est amoureux. Il arrive qu’un homme ne sache plus très bien qui il est, et comment il doit agir. Il peut craindre qu’une intimité trop grande n’affaiblisse son pouvoir. Il a besoin de définir le degré d’intimité acceptable pour lui, sinon il redoutera de perdre le contrôle de lui-même. Dans ce cas son système d’alarme interne se déclenche, ce qui le précipitera automatiquement au fin fond de sa caverne et à se recouvrer sa force et sa capacité d’aimer.

Pourquoi les femmes parlent-elles ?
   Réponse : une femme parle pour une foule de raisons, parfois les mêmes que celles qui poussent les hommes à se taire. En voici quatre parmi les plus courantes :
1/ Pour donner ou demander une information. (C’est la seule raison qui fait  aussi parler les hommes.)
2/ Pour essayer de trouver ce qu’elle voudrait dire. (Alors que lui se tait pour savoir quoi dire, elle réfléchit volontiers tout haut.)
3/ Pour ne pas perdre le contrôle d’elle-même et se remettre d’une contrariété. (Dans une situation similaire, l’homme sera au contraire frappé de mutisme car c’est à l’abri dans sa caverne qu’il parvient le mieux à se calmer.)
4/ Pour créer une intimité. C’est en communiquant ses sentiments, et en particulier ses sentiments amoureux, qu’elle évalue leur  solidité. (Le Martien, lui, se tait pour se retrouver, parce qu’il craint que trop d’intimité ne lui fasse perdre son identité.)

John Gray, Les hommes viennent de Mars, Les femmes viennent de Vénus , P 87, 88, 89



jeudi 11 mai 2017

Petit dictionnaire de conversation vénusien / martien


***« On ne sort jamais ! » signifie en langue  vénusienne : «  J’ai envie de sortir, j’aimerais qu’on fasse quelque chose ensemble. J’aime être avec toi, je passe toujours de bons moments auprès de toi. Qu’en dis-tu ? Tu n’as pas envie de m’emmener dîner ? Ça fait longtemps qu’on n’a rien fait, non ? »
   Mais sans traduction, cela résonne aux oreilles d’un homme : « Tu ne fait pas ton devoir à mon égard.  Tu me déçois beaucoup. On ne fait plus rien ensemble parce que tu n’es pas romantique et que tu es devenu pantouflard. En fait je m’ennuie avec toi ! »

***« Personne ne se préoccupe de moi ! » veut dire en langage vénusien : « Aujourd’hui, je me sens ignorée et abandonnée, j’ai l’impression de passer inaperçue. Bien sûr, je sais qu’il y a des gens qui voient que je suis là, mais cela semble les laisser indifférents. Ils se moquent de ma présence et de mon existence. Je suis aussi un peu déçue que tu aies été si occupé ces derniers temps. Je sais que tu as beaucoup de travail et de responsabilités, mais parfois, je me demande si tu as encore besoin de moi. Ton travail t’accapare tellement plus que moi… J’ai besoin que tu me serres fort dans tes bras et que tu me dises que tu m’aimes encore. »
   Pourtant, au premier abord, Monsieur entendra plutôt : « Je suis malheureuse car je ne parviens pas à obtenir l’attention dont j’ai besoin. Même toi qui devrais m’aimer, tu ne fais plus attention à moi. Tu devrais avoir honte. Moi, jamais je ne te traiterais comme ça. »
 
 ***Dans la bouche d’une femme, « Je suis si fatiguée que je ne peux plus rien faire. » signifie : « Je me suis tellement démenée aujourd’hui que j’ai besoin de me reposer avant de pouvoir faire autre chose. Heureusement que tu es là pour me soutenir. Tu veux bien me serrer contre toi et me dire que je fais du bon travail et que je mérite de me reposer ? »
   Malheureusement, l’homme non averti traduit cela par : «  C’est moi qui fais tout ici pendant que toi, tu ne fais rien, et j’en ai assez. Tu devrais m’aider. Je ne peux pas tout faire toute seule. Si seulement je partageais la vie d’un homme véritable… J’ai commis une erreur en te choisissant. »

***« J’en ai marre de tout ! » signifie en vénusien : « J’aime mon travail et j’aime ma vie, mais aujourd’hui je me sens dépassée et j’aimerais pouvoir souffler un peu avant de reprendre le collier. Pourrais-tu me demander ce qui ne va pas, puis simplement m’écouter avec compassion, sans essayer de me suggérer de solution ? J’aimerais seulement être sûre que tu comprends le poids qui repose sur mes épaules. Je me sentirais tellement mieux ; ça aiderait à me détendre, et demain je pourrais recommencer à assumer toutes mes responsabilités et à m’occuper de tout ce dont je dois m’occuper.
   Sans la traduction, l’homme entend : « Je dois faire tant de choses que je n’ai pas envie de faire ! Tu me déçois terriblement. J’aimerais un meilleur partenaire, capable de rendre ma vie satisfaisante. Tu fais très mal ton devoir. »

  ***En vénusien, « La maison est toujours en désordre. » veut dire : « Aujourd’hui, j’aurais envie de me reposer, mais la maison est dans un tel état que je ne le peux pas et cela me frustre. J’ai besoin de repos et j’espère que tu ne t’attends pas que je nettoie tout  maintenant. Pourrais-tu me dire, toi aussi, que tu trouves la maison en désordre, et que tu es prêt à m’aider à la ranger ? »
   Sans la traduction, l'homme pourrait entendre: « La maison est en désordre à cause de toi. Je fais tout mon possible pour la nettoyer mais chaque fois, avant même que j'aie fini, tu la remets en désordre. Tu es un paresseux et j'en ai assez. Range, ou je réponds plus de rien!»

   ***En vénusien, « Tu ne m’aimes plus ! » veut dire : « Aujourd’hui j’ai l’impression que tu ne m’aimes plus.  Au fond de moi, je sais bien que tu m’aimes- tu en fais tellement pour moi ! – mais je souffre un peu d’insécurité aujourd’hui. Je voudrais que tu me rassures sur ton amour, et que tu me dises cet amour. Tu sais le bien que ça me fait ! »
   Sans cette traduction, l’homme entend : « Je t’ai donné les meilleurs années de ma vie, mais tu ne m’as rien donné en retour, tu m’as simplement utilisée. Tu es égoiste et indifférent, tu ne fais que ce qui te plaît et tu ne te préoccupe de personne d’autre que toi. J’ai été idiote de t’aimer ; maintenant, il ne me reste plus rien. »

***« J’aimerais que tu sois plus romantique avec moi »  signifie : «  Chéri, tu as énormément travaillé ces derniers temps, on devrait prendre un peu de temps pour nous deux, tout seuls. J’aime bien qu’on peut se reposer et passer du temps ensemble, loin des enfants et du bureau. Tu sais être si romantique ! J’aimerais que bientôt tu me surprennes avec des fleurs et que tu m’emmènes quelque part ; j’adore quand tu me fais la cour ! »
   Encore une fois,  sans traduction, les mêmes mots veulent dire autre chose. Pour un homme, ils résonnent plutôt comme : « Je veux plus d’amour. Tu ne me satisfais plus. Je ne suis plus attirée par toi car tu n’es vraiment pas à la hauteur en amour. En réalité tu ne m’as d’ailleurs jamais réellement satisfaite. J’aimerais tellement que tu sois comme d’autres hommes que j’ai connus ! »


   Après avoir eu recours à ce dictionnaire pendant quelques années pour décoder les paroles de  sa femme, l’homme n’a plus besoin d’y recourir chaque fois qu’il se sent blâmé ou critiqué. Il arrive à comprendre comment les femmes pensent, et comment elles réagissent. Il apprend à ne prendre leurs propos au pied de la lettre, parce qu’il sait qu’en réalité ils ne sont pour elles qu’un moyen d’extérioriser leurs sentiments.
          
John Gray, Les hommes viennent de Mars, Les femmes viennent de Vénus, P 80, 81, 82, 83, 84