samedi 23 mai 2015
jeudi 21 mai 2015
Je la regarde s'épaissir la grande ombre douce tombée du ciel
Le jour me fatigue et
m'ennuie. Il est brutal et bruyant. Je me lève avec peine, je m'habille avec
lassitude, je sors avec regret, et chaque pas, chaque mouvement, chaque geste,
chaque parole, chaque pensée me fatigue comme si je soulevais un écrasant fardeau.
Mais quand le soleil baisse, une joie confuse, une joie de tout mon corps
m'envahit. Je m'éveille, je m'anime. A mesure que l'ombre grandit, je me sens
tout autre, plus jeune, plus fort, plus alerte, plus heureux. Je la regarde
s'épaissir la grande ombre douce tombée du ciel : elle noie la ville, comme une
onde insaisissable et impénétrable, elle cache, efface, détruit les couleurs,
les formes, étreint les maisons, les êtres, les monuments de son imperceptible
toucher. Alors j'ai envie de crier de plaisir comme les chouettes, de courir
sur les toits comme les chats ; et un impétueux, un invincible désir d'aimer
s'allume dans mes veines.
Guy de Maupassant, La nuitjeudi 14 mai 2015
Elle
Elle, je ne veux qu’elle,
J’ai encore rêvé d’elle
Telle une échappée belle,
Une traînée d’arc-en-ciel.
J’ai encore rêvé d’elle
Telle une échappée belle,
Une traînée d’arc-en-ciel.
Elle chante à mon oreille
Dans mes nuits sans sommeil
Et se perd sous la treille
Aux matins de soleil.
Dans mes nuits sans sommeil
Et se perd sous la treille
Aux matins de soleil.
Elle ponctue mes silences
De trois points d’espérance
Et soigne de sa présence
Les plaies de mes errances.
De trois points d’espérance
Et soigne de sa présence
Les plaies de mes errances.
Elle, c’est une caresse,
Des mots jusqu’à l’ivresse,
Une corbeille de promesses,
Tant d’instants de tendresse.
Des mots jusqu’à l’ivresse,
Une corbeille de promesses,
Tant d’instants de tendresse.
J’aime quand elle m’enlace,
Que je garde la trace
D’une étreinte fugace,
Figée au temps qui passe.
Que je garde la trace
D’une étreinte fugace,
Figée au temps qui passe.
Elle est ma sentinelle,
Ma belle, ma rebelle
Et j’ai tant besoin d’elle,
Je l’entends qui m’appelle
Ma belle, ma rebelle
Et j’ai tant besoin d’elle,
Je l’entends qui m’appelle
Ta voix…
Annie K. Barbier, La voyageuse sur le banc
dimanche 10 mai 2015
Etre une femme
Etre une femme
C’est être comme un livre, corné à quelques pages
Tournées un peu trop vite au gris d’un soir d’orage
Et dont la couverture ressemble à une image
Usée et griffonnée de quelques mots en cage.
Etre une femme
C’est être un paysage inondé de lumière
Bruissant de jolis chants, une douce atmosphère
Une main de velours dans un gant de fer
Un corps fait pour l’amour, une âme de guerrière.
Etre une femme
C'est parfois se sentir dans la peau d'une grenade
Que l'on dégoupillerait au flanc d'une barricade,
Une fleur assassine des jours de mascarade
Et des amours perdues sur fond de dérobade.
Etre une femme
C’est refuser l’outrage du poisson dans la nasse
Et une fois pour toutes échapper à la masse
De la race des poltrons, des lâches et des menteurs
Faire de la liberté le credo de chaque heure.
Etre une femme
C’est croire en l’avenir pour l’enfant qui va naître
Se battre à chaque instant du profond de son être
Et crier ses révoltes dans un monde sourd
Puis tout au long des jours distribuer de l’amour.
Annie K.Barbier , Mémoires d'un coeur funambule
C’est être comme un livre, corné à quelques pages
Tournées un peu trop vite au gris d’un soir d’orage
Et dont la couverture ressemble à une image
Usée et griffonnée de quelques mots en cage.
Etre une femme
C’est être un paysage inondé de lumière
Bruissant de jolis chants, une douce atmosphère
Une main de velours dans un gant de fer
Un corps fait pour l’amour, une âme de guerrière.
Etre une femme
C'est parfois se sentir dans la peau d'une grenade
Que l'on dégoupillerait au flanc d'une barricade,
Une fleur assassine des jours de mascarade
Et des amours perdues sur fond de dérobade.
Etre une femme
C’est refuser l’outrage du poisson dans la nasse
Et une fois pour toutes échapper à la masse
De la race des poltrons, des lâches et des menteurs
Faire de la liberté le credo de chaque heure.
Etre une femme
C’est croire en l’avenir pour l’enfant qui va naître
Se battre à chaque instant du profond de son être
Et crier ses révoltes dans un monde sourd
Puis tout au long des jours distribuer de l’amour.
Annie K.Barbier , Mémoires d'un coeur funambule
mardi 5 mai 2015
dimanche 3 mai 2015
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